Team Laïta - Interview de notre graphiste vidéaste Tim Jarrosson

by Luli Rodriguez Gugliotta



Voici un portrait de notre ami Tim Jarrosson, graphiste vidéaste passionné, qui prête une attention toute particulière aux détails et finitions de ses vidéos. Ses termes très techniques nous perdent un peu mais son aide nous est extrêmement précieuse. Merci pour le temps que tu nous accordes Tim et ton travail méticuleux !

Salut Tim ! Explique-nous ce que tu fais dans la vie ?

J’ai pas mal de casquettes… J’ai commencé en tant que graphiste publicitaire. Pour résumer mon parcours, je me suis d’abord orienté vers un BTS « Communication d’entreprise », axé marketing… ce qui ne m’a pas plu. Mais – parce qu’il y a un mais – cela m’a permis de faire deux stages dans une agence de pub qui était alors tenue par un ami de mes parents. Cet ami a eu le flair de m’envoyer directement dans le studio de création.

Cet ami a eu le flair de m’envoyer directement dans le studio de création

Pour moi, à ce moment là, le studio de création c’était « 99 Francs » ; cette image ultra branchée et bien particulière qu’on avait de la créa. A mes yeux, c’était des gens qui passaient leurs journées sur des logiciels comme Indesign ou Photoshop, à faire des choses dont je me sentais complètement incapable de faire… Finalement, cela m’a donné le goût de la créa elle-même, du print surtout, d’une belle mise en page… donc vraiment la création papier.

Ces deux stages, je les ai faits au même endroit. La première fois, il fallait que j'y aille. Et la deuxième, il n'y avait plus aucune question à se poser. Retrouver cette place pour quelques semaines dans les studios de création au lieu d’assister à des cours qui m'ennuyaient profondément, c'était comme une bouffée d'oxygène. Et en fait j'ai gobé (et ingéré) les infos très vite. Ils m'ont formé très rapidement sur les logiciels et j'ai adoré. Et me voilà !

Enfin sur le chemin, j'ai quand même raté mon BTS communication avec 9,7 de moyenne… - il rit-  J’aurais pu considérer cela comme un échec, mais ce n’était pas le cas : je savais ce que je voulais faire !

J’ai réussi à convaincre mes parents que je voulais faire du graphisme. Je ne savais pas dessiner, mis à part peut-être un peu sur ordinateur… J’ai donc étudié trois ans dans le domaine de la communication visuelle où j’ai beaucoup bossé le dessin. J’avais d’énormes lacunes et je me retrouvais face à des mecs qui avaient deux ou trois ans de moins que moi mais qui, eux, savaient se servir de leurs crayons ! Il a fallu que je trouve ma place. J’ai passé une année à dessiner sans relâche, même la nuit. C'était un joyeux bordel dans ma chambre je peux te dire !

Il a fallu que je trouve ma place. J’ai passé une année à dessiner sans relâche, même la nuit. C’était un joyeux bordel dans ma chambre je peux te dire !

Et tout cela m'a amené à la vidéo. C'est une "rencontre" en réalité avec le logiciel after effects qui a été le déclic. J'étais un peu le seul à vouloir me "mettre" dans la vidéo. J'avais toujours eu ce rêve secret d'être réalisateur, de bosser sur des films, de toucher des images, de faire du montage...

Et là, grâce à ce cheminement, je réalise aujourd'hui des pubs et je touche du doigts ce que j'aime faire.


Tu t'es formé à la vidéo de quelle manière finalement ?

J’ai passé des heures devant mon ordi, à suivre des tutoriels. J’ai aussi fait des stages dans des entreprises qui produisent des émissions, comme Shine France. Cela m'a permis de beaucoup bosser sur la présentation d'un projet qui n'a pas encore d'identité réelle, mais qui doit être suffisamment présentable et sexy pour pouvoir être produit !

Ensuite, je suis arrivé chez Watson, une entreprise qui produit des films courts, webs ou publicitaires. J’y suis resté six mois en alternance, et c’était vraiment génial !

J’y suis retourné à la fin de mes études, pendant deux ans, en tant que directeur artistique junior. J’étais en charge de toute la direction artistique des clips, animations, etc. Je travaillais sur le storyboard, mais aussi sur le tournage, la post production…

Et puis, après deux années, j'ai eu envie de faire du freelance.


Donc aujourd'hui tu bosses à ton compte - et comment tu te définis exactement ?

Aujourd'hui je suis freelance, graphiste, réalisateur, motion designer...  un peu de tout. Je préfère le terme de graphiste vidéaste. Je trouve cela plus précis que « graphiste ».
C'est un métier qui est en train de changer et d'évoluer. Il y a dix ans, c’était peu connu. Et aujourd’hui, c'est réellement un métier à part entière. On est très nombreux : tous les motion designers, tous ceux qui travaillent l'animation, l'habillage, le montage... Il y a des monteurs à proprement parler, et des graphistes qui font un peu de tout; c'est un métier qui est réellement en train d'évoluer et de changer. En tant que graphiste vidéo, tu touches à tout.


Il y a un site où on peut voir ton travail (en plus de ce que tu fais pour Laïta et qui commence à être doucement dévoilé)?

Oui, il existe : www.tjarrosson.fr ! Je n’ai malheureusement pas le temps de m’en occuper autant que je le voudrais mais il y a quand même presque toutes mes références clients et mon boulot.

Comment vois-tu cette collaboration avec Laïta, qui est assez fraîche mais intense ?

Cette collaboration avec Laïta tombe à point nommé, à pic ! Je ne connaissais pas Laïta avant, en revanche je connaissais David Aiu Servan-Schreiber [ndlr: artiste ayant collaboré avec Laïta pour le sac Léo by David], et j'avais énormément envie de travailler avec lui sur un projet plus large sur la création artistique. Je voulais présenter son travail, ses références, le faire parler. Et l'étendre à d'autres artistes. Tout cela dans des films courts, avec une dimension nécessairement très aboutie, très artistique dans sa réalisation ; cela ne devait pas être simplement promotionnel.

C’est alors que David Aiu Servan-Schreiber m’a très justement évoqué le fabuleux projet que Laïta était en train de monter avec une autre artiste, Laure Macé de Lépinay et lui-même.

Comme nos projets étaient finalement assez similaires et que les créateurs de Laïta avaient besoin de quelqu’un pour les aider pour la direction artistique et le montage des vidéos, nous nous sommes rencontrés. Le courant avec Luli et Arnaud est parfaitement passé, à tel point que nous sommes vite partis pour un weekend de boulot ensemble. Et croyez moi : « Much more to come » !

Et croyez moi : “Much more to come !”