On tire le portrait de... Emilie !

by Luli Rodriguez Gugliotta


Aujourd'hui, Laïta tire le portrait d'Emilie, manager pour La Maison Martin Margiela, elle nous parle de sa passion pour la mode et l'artisanat et de son Laïta !


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Bonjour Emilie ! Où habites-tu ?

J'habite près du Trocadéro, avec mon compagnon Diego, et notre petite fille, Livia. Nous vivions à Montmartre jusqu'à l'année dernière mais quand je suis tombée enceinte, il a fallu chercher plus grand, et nous voilà ici !


Est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu fais dans la vie ?

Je travaille dans la Maison Martin Margiela, je suis manager de la Femme et de l'Homme au Bon Marché. En quelques mots, je gère une équipe de six personnes, je m'occupe des collections, et j'essaie de faire en sorte que les clients soient heureux. Je manage !

J'adore ce que je fais et je trouve que c'est une Maison fabuleuse !


Justement: quel rapport entretiens-tu avec l'artisanat ?

Alors, moi, j'ai commencé par être doreuse et restauratrice d'objet d'art. C'est quelque chose que j'ai toujours aimé, j'ai fait cinq années d'études et j'ai beaucoup travaillé pour cela.
J'ai une arrière-grand-mère qui était modiste, qui fabriquait des chapeaux. J'ai un arrière-grand-père qui était peintre décorateur, qui peignait sur les murs. L'artisanat, c'est vraiment quelque chose que j'ai toujours aimé, qui m'a toujours fait vivre. Et aujourd'hui j'aime encore faire les brocantes, j'aime les vieux bijoux, j'aime les objets anciens, les oeuvres anciennes: les objets qui ont une histoire et qui sont faits avec les mains !

Et justement c'est un peu ce que je retrouve chez Margiela, l'essence même de la maison c'était cela: des pièces, des objets, des tissus que Martin Margiela savait assembler pour créer un vêtement unique et complètement en marge des années 90... Époque à laquelle il est arrivé dans l'univers de la mode. Il y avait cette volonté très forte de travailler de manière artisanale le vêtement. Et c'est quelque chose que Galliano [ndlr: actuel directeur artistique de la Maison Martin Margiela] reprend aujourd'hui. 


En toute modestie, est-ce que tu retrouves un peu de ce que tu décris de ta vision de l'artisanat dans Laïta ?

Ah oui ! Justement, c'est tout de suite ce que j'ai aimé ! Ce sont des sacs qui sont beaux; Il y a vraiment un travail qui est unique. Ce sont des sacs que l'on reconnaît, on voit qu'il y a un travail qui est très particulier, qu'une attention est donnée à chaque sac. Et je trouve qu'ils ont vraiment une personnalité qu'on ne retrouve pas ailleurs.

Moi je sais que dans la rue, beaucoup de personnes m'arrêtent et m'interrogent sur mon sac - le Paz chèvre noir !


 Et pourquoi lui, justement?

Ah lui tout de suite ! Dès la première fois que je l'ai vu, je l'ai adoré. Et je l'ai acheté ! j'ai adoré la fourrure, ce coté sensuel du sac. Je trouve que tu peux le tripoter, il est hyper doux, il te rassure presque. Il est à la fois hyper mode, et en même temps il a ce côté rock, sophistiqué, un peu ovni. Dès que tu le prends à la main avec les anses, il prend forme, et je le trouve vraiment génial !