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FABRICATION

 

Où les pièces Laïta sont-elles fabriquées ?

La fabrication des sacs à main et accessoires Laïta se fait dans des ateliers proches de Buenos Aires, en Argentine. Au fil du temps et des collaborations, les créateurs de la marque ont réussi à établir une relation directe et de confiance avec leurs fabricants, ce qui permet d’éviter tout intermédiaire et ainsi leur assurer une rémunération plus juste.

 

L’assemblage

Les créations Laïta sont assemblées dans un petit atelier familial, par un couple d’une soixantaine d’années et leur fille de 35 ans. Ces artisans maroquiniers adhèrent au projet Laïta en se montrant flexibles et enthousiastes quant aux contraintes imposées par le marché Français.

Petite anecdote : la fille de ce couple était professeur de design dans l’université d’état de Buenos Aires, là où Luli a fait ses études !

Laïta ne possède pas de label Commerce Equitable, mais reste évidemment très sensible à cette problématique. Tout est mis en œuvre pour leur garantir une rémunération juste et valorisante, et Laïta s’engage dans la durée avec ses artisans.

 


TISSUS

 

Des tissus qui ont une histoire

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Les tissus que nous utilisons pour la confection de nos accessoires de maroquinerie sont issus d’un héritage traditionnel et leur sélection reflète le désir de Laïta de donner du sens à chaque détail.

Aguayo

Laïta cherche à préserver un savoir-faire ancestral issu du règne inca et utilise ainsi majoritairement des tissus « Aguayos », faits de laine tissée et teintés avec des pigments naturels.

Les Aguayos antiques, dont certains peuvent avoir plus de 100 ans, sont un héritage direct de la civilisation Inca : chaque tissu (des couleurs aux motifs) a une signification particulière en lien avec le tisseur, son histoire, son rang social, l’occasion pour laquelle est confectionnée l’étoffe (offrande, mariage, naissance)… Il n’y avait pas – et il n’y a toujours pas d’ailleurs - d’école de tissage : c’est un héritage ancestral qui se transmet de génération en génération.

Ces critères nous permettent de reconnaître l’authenticité de ces étoffes : la patine du temps, certains motifs, et ces indispensables « défauts » voulus par les tisseurs ne pouvant faire concurrence aux dieux qui, seuls, pouvaient atteindre la perfection.

Ikat

Nous utilisons plus rarement de l’Ikat antique, fait de laine ou de coton. Pour la confection de ces tissus, les fils sont teints de manière très précise avant le tissage, de sorte que les motifs apparaissent au moment du tissage, par juxtaposition entre le fil de trame et le fil de chaîne. Laïta se procure ses tissus Ikat au nord de l’Argentine, où ils sont fabriqués selon des procédés traditionnels.


Faire tisser nos propres étoffes

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Laïta est fière d’entamer une nouvelle étape en faisant désormais tisser ses propres tissus Aguayos par des artisans respectant des procédés traditionnels stricts. Ce fut une longue et passionnante quête qui s’est achevée en janvier 2016. La web série Laïta retrace cette aventure.

Ces tisseurs nord-argentins, qui sont parmi les derniers à perpétuer ce savoir-faire traditionnel, vivent dans la vallée de Cachi, située dans la province de Salta, à 3000 mètres d’altitude.

Chaque étape de la confection des tissus - de l’élevage des lamas et vigognes jusqu’au tissage - est réalisée par ces artisans exceptionnels, qui travaillent au rythme de la nature.

Les animaux sont élevés en plein air, dans un paysage idyllique, et tondus seulement 2 fois par an afin de respecter leur cycle naturel et préserver leur bien-être.

La teinture de la laine se fait en large majorité avec des pigments naturels de la région (écorce, fruits, noix…).

Le tissage se fait au métier à tisser entièrement manuel, en bois. Il est réalisé avec un souci du détail absolu, et le temps de confection - jusqu’à un mois pour une étoffe - peut nous paraître très long, mais révèle en fait leur valeur. 


CUIR

 

Des procédés de tannage contrôlés

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Laïta utilise essentiellement du cuir de veau argentin. La qualité du cuir est primordiale : il doit être beau au regard, ne pas présenter de défaut, son grain doit être régulier, et sa couleur homogène et riche, ce qui garantit la durabilité et la finesse des créations. Le tannage du cuir est un procédé ancestral mais malheureusement très polluant s’il est mal réalisé. De nombreux procédés et produits sont nécessaires afin de rendre les peaux utilisables pour la maroquinerie. C’est pourquoi Laïta veille à la qualité de fabrication du cuir par la tannerie, quel qu’en soit le coût: nos fabricants ont recours à un procédé spécifique de tannage au chrome, garantissant que le chrome III (aussi appelé trivalent) utilisé ne s’oxyde pas en chrome VI (appelé hexavalent).

Le chrome III n’est pas dangereux, il se transforme en chrome VI lorsqu’il est associé à certaines substances, et devient alors très allergisant, potentiellement polluant et irritant. 

Laïta veille également à ce que le système de retraitement des eaux usées utilisées pour le tannage soit aux normes. Par ailleurs, nos fabricants retraitent une partie des poils des peaux à des fins écologiques, en les utilisant pour l’agriculture.

 

Le tannage végétal

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Laïta utilise également une certaine quantité de cuir dit « végétal », quand l’utilisation le permet.

Le cuir végétal est un cuir tanné avec des produits naturels comme des écorces, du bois, des racines, des fruits, et offre des propriétés différentes au tannage classique : le cuir se patine naturellement au cours du temps et chaque peau tannée de cette façon est unique.

Pour le moment, cette méthode de tannage est utilisée pour toutes les ceintures Laïta.